Associations : trop peu de présidentes

De manière générale, l’accès des femmes à la vie associative est moindre que celui des hommes. Peu de dirigeantes ou de présidentes, mais beaucoup de salariées. Les différences tendent, cependant, à s’amenuiser.

Dans les associations, deux salariés sur trois sont des femmes. Cet emploi féminin concerne souvent le secteur tertiaire, des fonctions d’administration ou de secrétariat pour les champs d’activité tels que les services sociaux, la santé ou l’éducation. Précisons enfin que les femmes occupent plus souvent que les hommes des emplois précaires et/ou à temps partiel. Concernant la rémunération, les écarts sont globalement plus faibles dans les associations qu’en dehors de l’économie sociale : en moyenne, le salaire horaire net d’une femme exerçant dans une association est 17 % inférieur à celui d’un homme, contre 22 % en dehors de l’économie sociale.

En matière de bénévolat, l’adhésion à une association se révèle un choix plutôt masculin, puisque 45 % des hommes sont concernés contre 40 % des femmes. Et lorsque celles-ci adhèrent, elles privilégient les associations de parents d’élèves, religieuses ou encore les clubs du 3e  âge, tandis que les hommes s’orientent vers des associations sportives ou liées au monde du travail (syndicats, anciens élèves). Si l’on considère les postes à responsabilité, les femmes représentent moins de 40 % des dirigeants, et seulement 31 % sont présidentes, le plus souvent d’associations dites "de remédiation aux difficultés sociales" (action sociale, santé, action humanitaire, éducation), alors que les hommes président davantage des associations militantes (sauf parents d’élèves). Sans surprise, les obstacles majeurs aux responsabilités associatives invoqués par les femmes sont les obligations familiales ainsi que les obligations professionnelles, mais dans une moindre mesure (alors que les hommes invoquent en majorité les impératifs professionnels). Par ailleurs, près d’une présidente sur quatre estime que son engagement associatif se situe dans le prolongement de son activité professionnelle.

Notons que les femmes accèdent aux fonctions dirigeantes de façon plus importante dans les associations récentes (créées à partir des années 80) ainsi que dans les associations employeurs (sauf dans les plus grosses d’entre elles où les hommes, plutôt âgés, prédominent à nouveau). En somme, et même si la situation s’améliore progressivement, il apparaît que la place des femmes dans les associations est conforme à leur situation générale dans l’économie et la société, tant au niveau du salariat, où elles sont surreprésentées, qu’au niveau de la prise de responsabilité, où elles sont sous-représentées.

Sources : Chiffres-clés 2009 de l’égalité entre les femmes et les hommesEnquête sur les conditions de vie des ménages, Insee, 2004 – Les femmes dans les associations, Matisse CNRS, 2004 – Stat-info n° 11-3, décembre 2011, ministère de la Jeunesse

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