Vendredi 25 Oct 2013

Dominique Bertinotti défend les classes passerelles

Pour la scolarisation des tout-petits, "le meilleur des systèmes est le fonctionnement des classes passerelles, dans lesquels il y a des adultes 'transitionnels', à la fois un professeur des écoles, une auxiliaire de puériculture et un agent territorial spécialisé des écoles maternelles" explique Dominique Bertinotti dans une interview publiée dans le numéro de rentrée de la Revue de santé scolaire et universitaire.

Pour élaborer une politique pour les pré-adolescents/adolescents, c'est-à-dire la tranche des 11-18 ans, la ministre déléguée à la Famille a demandé au commissariat général à la stratégie et la prospective de mener une enquête participative auprès de ces jeunes pour leur proposer des lieux d'accueil correspondant à leurs besoins et leurs attentes.

Il faut aussi, selon la ministre, développer le soutien à la parentalité, en créant des structures d'accueil et de services, sans être étiquetés services sociaux, pour sortir de la stigmatisation.

L'élaboration de la loi famille sera l'occasion d'une réflexion sur un système intermédiaire entre l'adoption et le placement dans une famille d'accueil, qui pourrait devenir une famille "pérenne". Il faut aussi renforcer le droit des enfants et travailler sur de nouveaux droits, comme leur protection lorsque leur vie privée est exposée sur internet.

A plus long terme, la ministre envisage "un statut de prémajorité pour les adolescents de 15-16 ans" pour leur permettre un apprentissage progressif de leur autonomie.

La revue de santé scolaire et universitaire de septembre-octobre, n°23. Commander la revue ici